[Infographie] Télémédecine : où en est-on en France ?

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[Infographie] Télémédecine : où en est-on en France ?

Après un début timide en France, la télémédecine a connu un essor considérable en 2020 avec la crise sanitaire du Covid-19. Un nouveau type de consultation qui finalement séduit de plus en plus de Français, mais qui soulève aussi des interrogations en France. C’est pourquoi, l’Agence du Numérique en Santé (ANS) en partenariat avec Odoxa a décidé de réaliser 3 baromètres entre fin 2019 et fin 2020 afin d’évaluer le point de vue de la population française sur différents aspects de la télémédecine.

 

 

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Méthodologie de l’étude

 

Trois enquêtes ont ainsi été réalisées sur un échantillon d’environ 2000 à 3000 Français et environ 500 professionnels de santé.

 

  • 1ère étude réalisée fin novembre 2019 et publiée en janvier 2020
  • 2ème étude réalisée fin juin 2020 et publiée en octobre 2020
  • 3ème étude réalisée fin novembre 2020 et publiée en janvier 2021

 

 

1/ Connaissance des Français sur les différentes dimensions de la télémédecine

 

Réalisée en novembre 2019, la première étude a montré que les différents actes de télémédecine étaient déjà bien connus des Français. En effet, à cette période, 79% des répondants connaissaient la télémédecine et 82% la téléconsultation. En revanche, la télé-expertise, la télésurveillance médicale et le télésoin sont des notions plus méconnues en France. Avec le confinement, les connaissances en télémédecine ont largement progressé et les Français maîtrisent de mieux en mieux ces notions. En novembre 2020, soit un an plus tard, 86% des Français savaient ce qu’était la télémédecine et 92% ce qu’était la téléconsultation. Concernant les autres dimensions, elles restaient toujours moins connues puisque 54% savaient ce qu’était la télé-expertise, 64% la télésurveillance médicale et 40% le télésoin.

 

Un autre aspect non-négligeable : la connaissance en termes de prix et de remboursement des téléconsultations. Celle-ci s’est améliorée au fil du temps puisqu’en novembre 2019, 74% des Français savaient que les actes de téléconsultation étaient remboursés par l’Assurance Maladie contre 84% en juin 2020 et 92% en novembre 2020. L’étude montre une progression de 18 points en seulement un an. On observe également ce phénomène sur la connaissance du prix d’une téléconsultation par rapport à une consultation classique. Dorénavant, 78% des Français savent qu’il s’agit du même prix, soit une progression de 22 points sur une année.

 

Fin 2019, les Français possédaient déjà une bonne compréhension de la télémédecine et de ses différentes dimensions que ce soit en termes d’usage, de fonctionnement ou de prix. La crise sanitaire liée à la Covid-19 ainsi que la mise en place du premier confinement ont bouleversé les habitudes des Français et ont ainsi contribué à améliorer leurs connaissances en la matière.

 

 

2/ Perception et opinion générale des Français sur la télémédecine

 

Avec 63% fin 2019 et 73% fin 2020, le sondage a permis de mettre en évidence que les Français ont une bonne opinion de la télémédecine. Avec une progression de 13 points, la France est le pays d’Europe le plus positif en ce qui concerne la télémédecine.

 

Si la télémédecine est bien perçue par les Français, elle bénéficie d’autant de points positifs que négatifs. Parmi les aspects positifs donnés par les répondants français se trouvent :

  • Faire gagner du temps aux médecins et aux patients
  • Moyen efficace pour lutter contre les déserts médicaux
  • Facilite la vie des patients

 

Du côté des points négatifs, l’étude recense :

  • Déshumanisation de la relation entre le médecin et son patient
  • Risques de piratage des données de santé
  • Risques d’erreurs médicales plus élevés

 

Après une année écoulée, les points positifs ont progressé et dorénavant l’emportent sur les points négatifs. Cependant, les points négatifs ne sont pas à négliger puisque le risque de déshumanisation de la relation est la principale raison avancée par les Français qui refusent la téléconsultation.

 

 

3/ Usage de la télémédecine en France

 

En novembre 2020, près d’un Français sur deux (48%) souhaitait avoir recours à la télémédecine.

 

Dans les faits, la pratique de la télémédecine a explosé en un an. Fin 2019, seulement 6% des Français avaient expérimenté la téléconsultation contre 18% en juin 2020, soit une multiplication par 3 en seulement six mois. L’étude révèle cependant une baisse de la progression après le premier confinement (seulement +2 points depuis juin). La France est ainsi « en retard » par rapport à d’autres pays européen tels que l’Espagne (55%) ou le Royaume-Uni (42%).

 

Si le recours à la télémédecine reste faible en France et que la progression ralentit du côté des patients, cela n’est pas le cas pour les médecins. En effet, du côté des médecins et notamment des médecins généralistes, la télémédecine continue de se développer. Fin 2020 ils étaient 69% (dont 82% de généralistes) à avoir réalisé une téléconsultation avec un patient. L’étude permet ainsi de conclure que les médecins sont un réel moteur pour assurer le développement de la télémédecine en France.

 

En ce qui concerne les types de téléconsultation, l’étude met en avant un top 5 des motifs les plus adaptés selon les Français :

  1. Pour poser une question
  2. Pour demander un papier administratif
  3. Pour un renouvellement d’ordonnance
  4. Pour échanger suite au retour de résultats d’examens complémentaires (biologie ou radiologie)
  5. Symptômes légers

 

La télémédecine se développe lentement en France, mais elle semble tout de même s’installer dans les habitudes des médecins et des patients. D’une manière générale, les Français pensent que la téléconsultation est utile pour gérer des situations simples, répétitives ou administratives.

 

 

4/ Degré de satisfaction des Français à l’égard de la télémédecine

 

En France, 88% des personnes ayant expérimenté la téléconsultation sont satisfaits dont 39% de « très satisfaits ». En un an, on observe une progression de la satisfaction des Français de 17 points. La France est le 2ème pays d’Europe le plus satisfait en termes de télémédecine.

 

Les motifs de satisfaction portent d’une part sur la notion de nécessité puisque la téléconsultation était l’un des seuls moyens d’obtenir une consultation durant le confinement et d’autre part sur le plan technique à savoir le bon fonctionnement des outils et la qualité de la connexion internet. Par ailleurs, 14% des répondants ont indiqué être satisfaits, car ils étaient à l’aise et que la téléconsultation était similaire à une consultation en présentiel.

 

Réciproquement, les motifs d’insatisfaction concernent les problèmes techniques rencontrés lors de la téléconsultation tels que les problèmes de connexion ou la difficulté à entendre le médecin. Également, certaines personnes ont éprouvé un sentiment de gêne et de malaise lors de la téléconsultation tandis que pour d’autres personnes, il était difficile d’être seul face au médecin, sans aide extérieure.

 

 

5/ Perspectives de développement de la télémédecine

 

Avec 69% de Français qui pensent que le recours à la télémédecine a permis de mieux gérer la situation de crise sanitaire, la France fait partie des pays d’Europe les plus convaincu de l’impact positif de la télémédecine. Par ailleurs, les Français (70%) sont aussi les plus nombreux en Europe à penser que la télémédecine nous aidera à gérer une nouvelle crise sanitaire. Aussi, les Français (69%) se trouvent parmi les peuples européens réclamant le plus aux Pouvoirs publics d’investir davantage pour développer l’usage de la télémédecine.

 

Enfin, l’étude révèle que les médecins ont un rôle à jouer dans l’adoption de la télémédecine par les patients et dans le développement futur de la téléconsultation. En effet, 70% des Français affirment qu’ils suivraient l’avis de leur médecin si celui-ci leur proposait une téléconsultation.

 

 

La France a encore des cartes à jouer pour favoriser l’adoption de la télémédecine auprès des Français. Dans un premier temps, il faut tenir compte des insatisfactions et travailler sur l’optimisation des outils des médecins comme des patients. Dans un second temps, les Pouvoirs publics tout comme les professionnels de santé doivent communiquer avec les Français sur le fonctionnement et l’usage de la télémédecine. Enfin, pour les Français, il est essentiel de les rassurer sur la sécurité des données et pour les médecins, de s’équiper d’outils sécurisés et performants.

 

Chez Apizee, nous aidons des ESP, CSTP, mutuelles, entreprises et structures de santé ou de médecine du travail à mettre en place des solutions de télémédecine simples et sécurisées. Selon les besoins, nous pouvons proposer une solution française clé-en-main ou sous forme d’API à intégrer et dont les données sont hébergées en France.

 

 

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